- La
particularité de cette violence de couple est d’entraîner d’autres victimes, très souvent dans le même cadre familial et seuls les auteurs hommes sont à l’origine de ces dégâts collatéraux. C’est ainsi que
dix enfants ont été tués : 8 dans 4 faits en zone police et 2 dans 2 faits en zone gendarmerie. Les 10 enfants étaient tous très jeunes : entre 1 et 6 ans. Enfin, tous ces homicides d’enfants interviennent lors d’une séparation mal acceptée par les hommes. Dans 11 autres cas (dont 9 en zone police), les femmes ont été tuées devant leurs jeunes enfants. Dans un fait commis en zone police, un autre membre adulte d’une famille a également été tué par l’homme.
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Le suicide ou la tentative de suicide de l’auteur est une autre spécificité de cette violence . Ainsi,
26 auteurs se sont suicidés (dont une seule femme) et 11 ont tenté de le faire (dont 2 femmes). Par ailleurs, on peut constater que, contrairement aux hommes,
la presque totalité des femmes meurtrières ne font pas d’autres victimes que leurs compagnons et plus particulièrement ne tuent pas leurs enfants, et ne se suicident pas après leur geste.
Ces 113 cas ont donc entraîné 38 décès complémentaires et par conséquent la mort de 151 personnes, soit exactement un tiers en plus. On voit toute l’importance que revêt la violence dans le couple puisque près d’ 1/7ème des décès sur le plan national sont commis dans la sphère privée (hors suicides et décès d’enfants).
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C’est dans les couples mariés que l’on trouve le plus de décès : 56. 45 couples
vivaient en concubinage, 12 étaient séparés ou divorcés (4 faits concernent des anciens
conjoints et 8 des anciens concubins).
- La
séparation, en cours ou passée, apparaît toujours comme une période à risque : dans 47 cas, soit pas loin de la moitié (41%). Les autres mobiles principaux sont ensuite la dispute (27) et la jalousie (16).
-
L’alcool est présent dans un quart des faits, soit 27 cas. Dans certains faits, mobiles et circonstances peuvent se combiner (séparation et alcool,
dispute et alcool, séparation et dispute..).
- 24 auteurs sont de
nationalité étrangère, soit près d’un quart.
- Dans plus de la moitié des homicides (68), les auteurs sont en
inactivité : 18 sont retraités,
44 sans emploi, 5 en arrêt maladie ou en invalidité.
- Dans les tranches d’âge, on relève que les
auteurs de 40/50 ans sont particulièrement
impliqués dans ce type d’actes (41). Quant aux victimes, ce sont les tranches des 30/40 et des 40/50 qui sont le plus touchées (soit 29 et 28 faits). 19 auteurs ont plus de 60 ans, soit 17%, dont une femme.......
voir le dossier de la Conférence de presse du 25 novembre 2006 de Catherine Vautrin, Ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité, "Violences conjugales – chiffres et mesures", présentant des résultats 2006 et les mesures prises pour 2007