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Vendredi 12 Mars 2010
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Tsunami, l'évaluation et la prévention du risque sur les côtes françaises

La prévention du risque de tsunami sur les côtes françaises en métropole et outre-mer : des progrès inachevés



Lors d'une conférence de presse, M . Jean-Claude Etienne, sénateur (UMP, Marne), Premier Vice-Président de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) et M. Roland Courteau, sénateur (Soc, Aude), auteur du rapport consacré à la prévention du risque de tsunami sur les côtes françaises (décembre 2007), ont fait le point sur les progrès réalisés et le chemin restant à parcourir pour parvenir à une véritable vision stratégique en matière de gestion du risque de tsunami, telle que préconisée par le rapport.

Il a rappelé qu'aucun littoral n'était à l'abri du risque de tsunami. Au XXème siècle, 911 tsunamis ont été répertoriés, dont 77 % dans le Pacifique, 10 % dans l'océan Atlantique, 9 % en Méditerranée et 4 % dans l'Océan Indien. Cette dernière zone pouvait être considérée comme la plus sûre, d'un point de vue statistique. Pourtant, le tsunami de 2004 y a fait plus de victimes que l'ensemble des tsunamis connus depuis l'Antiquité. En Méditerranée, un séisme, un effondrement de terrain ou un glissement sédimentaire sont susceptibles de générer un tsunami. Ainsi, l'effondrement de l'aéroport de Nice en 1979 a entraîné des vagues de 3 m de haut à Antibes. Le séisme de Boumerdès (Algérie) en 2003, de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter, a causé des dégâts dans plusieurs ports français. Aux Antilles, l'activité sismique et volcanologique est génératrice de danger. Des tsunamis de faible ampleur ont été enregistrés en Guadeloupe en 2003 (à la suite de l'effondrement du dôme du volcan de Montserrat), 2004 (en conséquence d'un séisme de magnitude 6,3) et 2006 (après un nouvel effondrement de Montserrat).
Dans la perspective d'une réunion du groupe intergouvernemental de coordination pour le système d'alerte aux tsunamis dans l'Atlantique nord-est et la Méditerranée (GIC/SATANEM), qui a eu lieu à Athènes du 3 au 5 novembre derniers, et pour laquelle la position française n'a été déterminée que 24 h à l'avance, M. Roland Courteau a procédé à plusieurs auditions et interrogé le gouvernement en séance au Sénat (24 octobre 2008). Il s'agissait de savoir si la France maintenait et finançait son engagement de créer un centre national d'alerte aux tsunamis, ayant vocation à jouer un rôle, au plan régional, en Méditerranée occidentale.
La réunion du GIC/SATANEM à Athènes a finalement apporté de bonnes nouvelles : la France a affirmé vouloir constituer un centre d'alerte national à vocation régionale pour la Méditerranée occidentale. D'autres perspectives sont ouvertes dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée , qui comportera un volet important consacré à la prévention des risques naturels.

-> Communiqué du Sénat
-> L'évaluation et la prévention du risque du tsunami sur les côtes françaises en métropole et outre-mer
Rapport n° 117 (2007-2008) de M. Roland COURTEAU, fait au nom de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques

Lundi 25 Janvier 2010


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