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Partimoine, la Fondation du Patrimoine



La Fondation
Créée par la loi du 2 juillet 1996 et reconnue d’utilité publique par un décret du 18 avril 1997, la Fondation du Patrimoine a reçu pour mission de sauvegarder et de mettre en valeur les très nombreux trésors méconnus et menacés, édifiés au cours des siècles par les artisans de nos villes et de nos villages (fontaines, lavoirs, chapelles, pigeonniers, moulins….). Ce patrimoine de proximité n’étant pas protégé par l’Etat, sa sauvegarde est de la responsabilité de tous.
Elle a pour but de promouvoir la connaissance, la conservation et la mise en valeur du patrimoine national. Elle s'attache à l'identification, à la préservation et à la mise en valeur du patrimoine non protégé. Elle contribue à la sauvegarde des monuments, édifices, ensembles mobiliers ou éléments remarquables des espaces naturels ou paysagers menacés de dégradation, de disparition ou de dispersion. Elle concourt ainsi à l'emploi, à l'insertion, à la formation et à la transmission des savoir-faire dans les secteurs de la restauration et de la valorisation du patrimoine et des sites. Elle peut attribuer un label au patrimoine non protégé et aux sites.

La Fondation du Patrimoine, par le biais de son label, permet à un propriétaire privé détenteur d'un bien immobilier particulièrement représentatif en matière de patrimoine et non protégé au titre des monuments historiques ( ni inscrit, ni classé) de bénéficier de déductions fiscales à l'occasion de travaux de sauvegarde ou de restauration.
Elle mobilise ainsi toutes les énergies, tant collectives (associations, collectivités territoriales, entreprises) qu’individuelles, autour de programmes concertés de restauration de ces édifices qui occupent une place importante dans notre mémoire collective. La Fondation du Patrimoine s’appuie sur un réseau de délégués régionaux et départementaux bénévoles, qui constitue la clef de voûte de son action sur le terrain, et sur une équipe d’une dizaine de personnes à l’échelon national, chargée de l’animation, de la gestion administrative et financière, et du contrôle de gestion.
Le Conseil d’Administration de la Fondation a été présidé depuis sa création et jusqu’à fin 2005 par Edouard de Royere, aujourd’hui Président d’honneur. Charles de Croisset en est l’actuel Président. Le Conseil d’Administration est constitué des membres fondateurs, des représentants d’institutions nationales (ministères de l’Intérieur, de la Culture, de l’Environnement, Sénat, Assemblée Nationale, Institut) et locales (communes, départements, régions). Le Conseil d’Orientation est composé de représentants d’associations de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine culturel et naturel, et de personnalités qualifiées.
Les fondateurs
Axa, Bellon S.A. (Sodexho Alliance), Crédit Agricole S.A., Danone, Devanlay, Fédération française du Bâtiment, Fimalac S.A., Fondation Electricité de France, Indreco, L’Oréal, Michelin, Shell, Parcs et Jardins de France, Vivendi.

Fondation du Patrimoine
- vers le site

Des missions multiples de la Fondation
- Promouvoir la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine de proximité, celui-là même qui fait la richesse de la mémoire locale, en identifiant les édifices et sites menacés de dégradation ou de disparition et en sensibilisant les acteurs locaux à la nécessité de leur restauration
- Susciter et organiser des partenariats publics/privés. La Fondation n’étant ni maître d’oeuvre, ni maître d’ouvrage de projets de restauration, les délégués travaillent en étroite collaboration avec les services de l’Etat (DRAC, SDAP…) et passent des accords avec les régions, les départements et les communes ainsi qu’avec les associations locales de sauvegarde du patrimoine. Ils s’efforcent aussi de mobiliser le mécénat des entreprises locales.
- Transmettre les savoir-faire et favoriser la création d’emplois. Cette mission découle directement de l’engagement de la Fondation au service du patrimoine de proximité. La restauration des bâtiments fait travailler les entreprises locales et encourage la formation des jeunes, la création d’emplois (bâtiment, tourisme, artisanat, commerce) et la transmission des métiers traditionnels.

Les moyens d’action de la Fondation
La Fondation est le seul organisme privé habilité par le Ministère de l’Economie et des Finances à pouvoir octroyer un label à une opération de restauration sur le patrimoine non protégé. Sous certaines conditions, ce label permet aux propriétaires privés de bénéficier de déductions fiscales pour leurs travaux extérieurs, sur des édifices visibles de la voie publique. Depuis 2000, la Fondation a accordé son label à plus de 4500 propriétaires privés, pour un montant de travaux dépassant 200 000 000 d’Euros et permettant ainsi le maintien et la création de plus de 6000 emplois dans le secteur du Bâtiment.
La Fondation du Patrimoine peut également accorder son soutien à des projets de sauvegarde du patrimoine public et associatif, en participant à leur financement par le biais de souscriptions. A ce titre, la Fondation du Patrimoine, reconnue d’utilité publique , peut recueillir des dons pour financer un projet dont la maîtrise d’ouvrage est assurée par une commune ou une association.
Depuis 2002, plus de 6OO souscriptions ont été lancées sur l’ensemble du territoire national. Le montant des travaux est évalué à plus de 90 000 000 d’Euros et a permis la création ou le
maintien de plus de 2600 emplois. Le soutien aux communes et associations peut également prendre la forme de subventions grâce, notamment, à la mobilisation du mécénat en faveur de projets de restauration.

Un programme de restauration chargé
En Ile de France :
- La restauration de la façade du Cirque d’Hiver, à Paris
Sa construction commence le 26 avril 1852 et dure huit mois. C’est le quartier du boulevard du Temple, quartier voué à l’amusement populaire et appelé « Boulevard du Crime », qui est choisi pour y installer ce deuxième cirque parisien, qui devient très vite le nouveau temple des arts de la piste. La réalisation de l’édifice est confiée à Jacques-Ignace Hittorff, architecte de la ville de Paris. La commande consistait à ériger un cirque de 5000 places et une écurie pour 200 chevaux.Suivant les recommandations, il convenait de donner au nouveau cirque « à peu de frais une grande apparence de richesse et d’effet monumental » . Hittorff recourut à la figure du polygone régulier, plus économique que le cercle, tant prisé par les architectes de la fin de l’ancien régime, mais augmenta le nombre de cotés pour accroître la capacité de la salle. Le nouveau cirque, qui doit son nom au Prince Louis-Napoléon, se dessine sur 42 mètres de diamètre, comporte 40 fenêtres réparties sur 20 pans de murs séparés par 21 colonnes composites, 21 lustres à gaz, 17 travées de gradins et peut accueillir près de 4000 spectateurs. Des frises en bas-relief ceinturent le bâtiment et représentent des scènes variées d’activités équestres. Il est doté d’une décoration intérieure et extérieure somptueuse, confiée aux grands sculpteurs et peintres de l’époque. Le Cirque d’Hiver, c’est plus de 150 années de spectacles, d’évènements, d’émotions et de poésies qui font partie de la mémoire et de la culture collectives.
- La valorisation et l’aménagement de la rotonde ferroviaire de Longueville (Seine-et-Marne). Construits en 1911, le dépôt de Longueville et sa rotonde de bois abritent une importante collection de locomotives à vapeur, de voitures et de wagons, représentant un siècle d’évolution du chemin de fer, entre 1850 et 1950. Restauré partiellement depuis une vingtaine d’années, le site nécessite des travaux complémentaires pour l’aménagement du musée et l’accueil du public.
- La restauration de la Halle au blé de Bray-sur-Seine (Seine-et-Marne)
Edifiée en 1841, cette halle élégante abrite toujours un marché hebdomadaire, ceux spécialisés en céréales ou en bestiaux ayant aujourd’hui disparu. Le projet vise notamment à réparer la charpente et les piliers en pierre de l’édifice, de manière à améliorer un lieu public de rencontre significatif pour les habitants qui en espèrent la sauvegarde.
- La réhabilitation en Centre Culturel de l’ancienne usine Leroy à Saint-Fargeau-Ponthierry
(Seine-et-Marne).
Ce bâtiment, construit en 1914 par Paul Friésé, s’inspira des grandes usines apparues aux Etats- Unis dès le début du 20ème siècle. Pratiquement demeuré dans ses dispositions initiales, sa réhabilitation est programmé dans le respect de l’esprit d’origine.
En Pays de la Loire :
- La restauration de l’ancien auditoire de justice à Saffré (Loire Atlantique)
Au 15ème et 16ème siècles le mot « auditoire » indique non pas une assemblée, mais un monument précis, construit par le châtelain des lieux pour la gestion des terres de sa juridiction. Ce fut l’ancêtre des maisons communales, puis des mairies d’aujourd’hui.
- La restauration du moulin du Liveau, à Gorges (Loire Atlantique)
Ancien moulin à farine, le site du Liveau est transformé en moulin à papier au 19ème siècle et fait partie d’un riche patrimoine industriel, aujourd’hui en friche, mais qui témoigne de l’importance de certaines activités sur le territoire, telles que tanneries, filatures, papeteries…
- La réhabilitation en lieu d’exposition de la chapelle de l’hôpital, à Pornic (Loire-Atlantique)
Construite en 1781 et refaite en 1845, située au coeur du centre ancien de Pornic, entre la ville haute et le vieux port, cette chapelle est accolée aux bâtiments de l’ancien hôpital. Située en hauteur, elle autorise une vision panoramique sur le vieux port, la ria et l’océan.
Dans le Sud-Ouest :
- La sauvegarde et la mise en valeur des remparts de la ville de Lectoure (Gers).
Construites aux 18ème et 19ème siècles, ces murailles doivent être réhabilitées, souffrant notamment de l’éclatement des pierres, de l’envahissement de la végétation et du ravinement par les eaux pluviales.
- La restauration du château d’Aon, à Hontanx (Landes)
Il s’agit d’une des rares maisons fortes des Landes, dont les origines remontent au 13ème siècle. C’est un château construit sur motte, une levée de terre aménagée, et qui abrite également une chapelle. L’intervention vise à sauver le château d’Aon de ruine en restaurant sa toiture et ses maçonneries.
En région Provence- Alpes- Côte d’Azur :
- La réhabilitation du site archéologique de Tholon, situé sur la commune de Martigues (Bouches-du-Rhône).
En bordure de l’étang de Berre, dans un cadre naturel exceptionnel, la ville de Martigues poursuit depuis 1998 la remise à jour de ruines correspondant à une vaste agglomération gallo-romaine.
- L’aménagement en musée des Arts Décoratifs du château Borély à Marseille (Bouches-du-Rhône)
Cette demeure de la deuxième moitié du 18ème siècle est classée Monument Historique depuis 1936. Tout d’abord résidence d’été de Louis-Joseph Borély, elle abrita un musée d’archéologie de 1863 à 1989. La ville de Marseille souhaite aujourd’hui y regrouper de précieuses pièces stockées dans les réserves de divers musées.
Mardi 21 Août 2007
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