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Les pays africains doivent lever les obstacles à la compétitivité des entreprises africaines



Les pays africains doivent lever les obstacles à la compétitivité des entreprises africaines
Louis Kasekende, économiste en chef du Groupe de la Banque africaine de développement, BAD, Louis Kasekende, a mis l’accent sur la nécessité de lever les obstacles au développement des affaires en Afrique, obstacles qui réduisent les capacités du secteur privé africain à être compétitif dans l’économie mondiale. Lors d’une interview à Tunis, M. Kasekende a mentionné spécifiquement la faiblesse de l’infrastructure, l’inaccessibilité des financements – y compris le financement des opérations commerciales – et l’existence de cadres réglementaires discrétionnaires, en lieu et place de cadres fondés sur des règles.
« On voit donc que les pays africains doivent améliorer le climat des affaires, lever les obstacles critiques du côté de l’offre, renforcer les capacités productives, améliorer la qualité des produits et la productivité de la main-d’œuvre et adopter des politiques qui favorisent le commerce », a-t-il déclaré.

M. Kasekende a ajouté qu’il fallait maintenir la stabilité macroéconomique afin d’atténuer les incertitudes liées à l’investissement et promouvoir le développement du secteur privé. Il a insisté sur la nécessité pour les pays africains de lever les nombreuses barrières administratives et les réglementations excessives qui entraînent des retards considérables et des coûts de transaction élevés pour les entreprises qui veulent investir. Il a noté que démarrer une affaire, dans la plupart des pays africains, est encore relativement coûteux et les procédures d’obtention d’une licence sont également longues.
À la question de savoir quelles mesures spécifiques il faudrait envisager sur les plans national et régional pour stimuler la productivité et réduire le coût des transactions, l’Économiste en chef a répondu qu’il fallait
- investir davantage dans l’infrastructure, tant pour en améliorer le niveau que la qualité qui, en son état actuel, condamne le continent à une faible compétitivité sur le marché international.
- assurer la stabilité politique, le respect de l’État de droit et la protection de la propriété privée dans beaucoup de pays sur le continent.
M. Kasekende a exhorté par ailleurs les entrepreneurs africains à s’atteler plus résolument à développer des relations avec les firmes asiatiques, notant qu’il existe de nombreuses opportunités de co-entreprises entre les deux continents dans plusieurs domaines, y compris la fourniture de produits finis, l’investissement dans l’industrie touristique, notamment, la gestion des services de voyage. Il a déclaré qu’il existait encore des possibilités de resserrement des relations commerciales et industrielles entre l’Afrique et l’Asie. Il a aussi ajouté qu’en raison de sa position exceptionnelle, la BAD avait aujourd’hui un rôle à jouer dans le renforcement des relations entre les deux continents, d’autant plus que l’Asie a commencé à aligner ses financements sur les priorités de développement de l’Afrique.

Banque Africaine de Développement, BAD
- vers l'entretien de économiste en chef
Mardi 10 Juillet 2007
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