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Jeudi 24 Mai 2012
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Les interprètes du Parlement européen : Babel en action



"Les députés européens sont élus afin de représenter leurs électeurs et non sur la base de leurs compétences linguistiques. Afin de faire régner une équité totale au Parlement européen (PE), tous les députés ont le droit d’utiliser la langue officielle de leur choix au cours des réunions. Ce droit est clairement stipulé dans les Règles de procédure du Parlement européen.
L'application de ce droit conduit le PE à devenir le plus grand employeur d’interprètes dans le monde, avec 350 interprètes permanents, rejoints par 400 "free lances" pendant les périodes de surcharge.
Tout a commencé, dans les années 1950, avec quatre langues (français, allemand, italien, néerlandais), lorsque la Belgique, l’Allemagne, la France, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas ont institué la Communauté européenne du charbon et de l’acier. Quatre langues, c’est seulement 12 combinaisons linguistiques, ce qui permettait une interprétation en douceur.

Les élargissements progressifs jusqu’en 1995, apportèrent langues et complications supplémentaires. L’élargissement de 2004 a presque doublé le nombre de langues utilisées au Parlement. Hormis Chypre, qui utilise le grec, tous les nouveaux Etats membres sont venus avec leur propre langue (le tchèque, l’estonien, le letton, le lituanien, le hongrois, le maltais, le polonais, le slovaque et le slovène).
Le Parlement européen travaille donc aujourd'hui en 20 langues, ce qui donne 380 combinaisons linguistiques possibles. L’utilisation du système du retour s’est développée tout comme l’interprétation en « relais » qui consiste à traduire une langue vers une autre en passant par une troisième langue, la langue pivot. Mais plus les interprètes apprennent de langues, plus ces langues seront interprétées directement. Les interprètes travaillent en équipe de trois par cabine. L’équipe complète d’une session plénière compte ainsi 60 interprètes.
Et cela ne s’arrête pas là, avec la Roumanie et la Bulgarie qui rejoindront l’UE en 2007. À l’avenir, le Parlement pourrait répondre aux demandes d’interprétation de l’irlandais. La Croatie et la Macédoine ont demandé à rejoindre l’Union européenne. Le gouvernement espagnol a proposé d’ajouter le catalan, le galicien et le basque pendant les sessions plénières. Et les demandes affluent toujours...

-voir le dossier du Parlement Européen relatif aux Interprètes
Jeudi 18 Octobre 2007
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