Le 16ème congrès international sur le Sida se termine par un appel lancé afin de passer aux actes au chapitre de l'accès universel de prévention ainsi qu'au soins et traitements éprouvés
Espoir et impatience marquent la conclusion de six jours de travaux. Un esprit d’espoir teinté d’une impatience qui se fait grandissante a marqué la fin du XVIe Congrès international sur le SIDA (AIDS 2006) aujourd’hui, avec des scientifiques, des cliniciens, des stratèges, des personnes qui vivent avec le VIH/SIDA (PVVS) et d’autres leaders du milieu associatif ainsi que les dispensateurs de soins qui ont joint leurs voix pour lancer un appel en faveur de l’accélération de la mise à l’échelle des programmes den prévention, de soins et de traitement dans les milieux caractérisés par la limitation des ressources.
« On ne saurait qualifier ce Congrès de succès sans que nous réalisions collectivement notre
thème Passons aux actes » a affirmé le Dr Mark Wainberg, coprésident du Congrès, président de Local Host Board et directeur du Centre sur le sida de l’université McGill. « En effet, nous aurons échoué si nous ne réussissons pas à accroître rapidement et de façon spectaculaire — de plusieurs millions en fait — le nombre de personnes à l’échelle de la planète qui bénéficient d’un accès aux médicaments antirétroviraux et, du même souffle, à mettre à l’échelle la prévention.
On ne peut parler de progrès alors que plus de personnes s’infectent au VIH chaque année qu’il y en a qui ont accès au traitement. »
Selon le Programme commun des Nations unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA), il y avait à la fin de 2005 un nombre estimé à 39 millions de personnes de par le monde qui vivaient avec le VIH/SIDA, dont une vaste majorité dans des pays en développement. L’année dernière,
4,1 millions de personnes ont été infectées par le virus, et 2,8 millions sont mortes de maladies liées au sida. Sur les 6,8 millions de personnes qui vivent avec le VIH dans les pays à revenu de niveau faible à moyen et qui ont besoin de médicaments antirétroviraux (parce que le niveau de détérioration de leurs systèmes immunitaires nécessite d’entreprendre un traitement) seulement 24 % (1,6 million au total) y ont accès. L’écart dans l’accès au traitement est encore plus grand chez les enfants de moins de quinze ans. Une proportion de 8 à 13 % à peine sur les 800 000 enfants qui nécessitent un traitement du VIH y a accès. Moins de une sur cinq — entre 4 et 16 % — des personnes à haut risque d’infection ont accès à une prévention efficace.
Près de 20 000 participants sont venus à ce Congrès bisannuel. Le programme d’ouverture a comporté une intervention de Bill et Melinda Gates, Coprésidents de la Fondation Bill & Melinda Gates.
« Le programme de AIDS 2006 est conçu pour rassembler les connaissances, les compétences et l’engagement de milliers de participants dévoués du monde entier », a expliqué le Dr. Mark Wainberg, Coprésident du Congrès, Président du conseil d’administration de l’hôte local Toronto et Directeur du centre du SIDA de l’université McGill.
AIDS 2006, présentation des derniers travaux de recherche
La recherche pivot a été soulignée dans le programme scientifique du AIDS 2006. Des rapports fondés sur les abrégés sélectionnés parmi un nombre record de remises (presque 13 000) ont offert un programme scientifique particulièrement riche, traçant de nouvelles tendances dans la recherche sur les sciences fondamentales, cliniques, épidémiologiques, sociales et politiques.
Voir le rapport final du congrès