L'initiative d'aujourd'hui s'inscrit dans la continuité d'une large consultation de l'ensemble des parties prenantes au sein du forum plurilatéral européen sur la RSE qui a présenté son rapport final en 2004.
La Commission propose d'organiser périodiquement de nouvelles réunions du forum en 2006 afin de permettre un suivi continu des progrès accomplis en matière de RSE avec toutes les parties prenantes.
Améliorer le climat et l'environnement dans lesquels évoluent les entreprises en Europe entraîne un besoin correspondant d'une plus grande autodiscipline du monde de l'entreprise. Pour ces raisons, la RSE revêt une importance croissante pour le fonctionnement harmonieux de l'économie de marché.
Par cette “Alliance européenne pour la responsabilité sociale des entreprises” la Commission vise à encourager la généralisation de la RSE parmi les entreprises européennes ainsi qu'à accroître le soutien à la RSE et sa reconnaissance en tant que contribution au développement durable et à la stratégie pour la croissance et l'emploi. Pour y parvenir, la Commission estime qu'une nouvelle approche politique est nécessaire. Celle-ci implique de reconnaître les entreprises comme les acteurs principaux de la RSE. Par ailleurs, la Commission continue d'attacher la plus grande importance au dialogue avec toutes les parties prenantes et est consciente que la RSE ne pourra se généraliser sans l'appui actif et les critiques constructives des parties prenantes n'appartenant pas au monde de l'entreprise.
En présentant cette alliance, la Commission s'appuie sur plusieurs années de débat public, de consultation et de dialogue avec les entreprises et leurs acteurs. Un Livre vert (2001)[1], une communication (2002)[2] et la mise sur pied d'un forum plurilatéral européen sur la RSE ont marqué des étapes importantes dans ce processus. Le forum est parvenu à rapprocher les points de vue des participants mais a aussi mis en lumière des divergences d'opinion importantes entre les représentants des entreprises et les autres parties prenantes. En Europe, une conception commune de ce que recouvre la notion de RSE s'est développée à partir du concept de l'intégration volontaire, par les entreprises, de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes.
Contrairement aux idées reçues, la RSE est loin d'être l'apanage des grandes entreprises. Comme beaucoup de pratiques commerciales, les petites et moyennes entreprises sont à l'origine de certains des progrès les plus spectaculaires accomplis dans ce domaine. La Commission admet la nécessité d'une meilleure reconnaissance des efforts déjà consentis en la matière par nombre de ces entreprises. La Commission facilitera l'échange d'expériences concernant les meilleures approches d'encouragement de la RSE auprès des PME.
Que peut-on attendre de la RSE? Le recrutement d'un plus grand nombre de travailleurs issus de groupes défavorisés, l'investissement dans le développement des compétences, l'apprentissage tout au long de la vie et la capacité d'occuper un emploi, l'amélioration de la santé publique dans des domaines tels que la distribution et l'étiquetage des denrées alimentaires, de meilleures performances en matière d'innovation, l'utilisation plus rationnelle des ressources naturelles et la réduction des niveaux de pollution, par des investissements dans l'éco-innovation et l'adoption volontaire de systèmes de gestion environnementale, une image plus positive de l'entreprise et du chef d'entreprise dans la société, un plus grand respect des droits de l'homme et des normes fondamentales du travail, en particulier dans les pays en développement, le recul de la pauvreté et la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement....
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