Mardi 22 Mai 2012
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Biométrie : le CCNE s'inquiète de son développement
" L’identification d’une personne s’est depuis toujours fondée sur quelques paramètres
morphologiques parmi lesquels la reconnaissance du visage était essentielle. La photographie en a constitué la trace la plus communicable. A la fin du 19ème siècle, certains traits ont même servi pour classer ou prédire tel ou tel comportement. L’accélération récente du développement des méthodes physiques d’identification de plus en plus sophistiquées, parfois à l’insu des personnes, donne lieu à une tentation collective croissante dont la principale finalité est la sécurité liée à la précision même des paramètres. C’est cette tension entre ce désir de sécurité qui passe par une identification biométrique sans cesse en perfectionnement et le respect de la dignité des personnes, qui est au coeur de cette auto-saisine du CCNE. Quel est le prix à payer pour rendre la vie plus sûre ? Quel est le meilleur usage éthique de cette “biométrisation“ de l’homme ? ...... " - vers l'avis n° 98 du CCNE ! "Biométrie, données identifiantes et droits de l'homme":// Comité Consultatif National d'Ethique pour les Sciences de la Vie et de la Santé
Biométrie : la CNIL est vigilante mais préoccupée
Le Président de la CNIL, M. Alex Türk, dénonçait, il y a moins de deux mois, l’"endormissement" collectif sur les libertés, est conscient du fait que la mise en œuvre de dispositifs biométriques peut comporter des risques en matière de protection des données personnelles. C’est la raison pour laquelle l’utilisation de ces dispositifs est subordonnée à l’information individuelle des personnes concernées et, depuis 2004, à l’autorisation préalable de la CNIL. Depuis 1984, date de création du Fichier National des Empreintes Digitales, premier dispositif biométrique à lui avoir été présenté, la CNIL examine chaque dispositif en prenant en compte les caractéristiques de la biométrie utilisée et les risques qu’elle comporte pour les libertés individuelles et la protection des données personnelles. La CNIL rappelle qu'elle n’autorise l’enregistrement des empreintes digitales dans une base centralisée que si cette technologie se justifie par un " fort impératif de sécurité". Il s’agit, par exemple, du contrôle de l’accès aux sites nucléaires. En revanche, la CNIL refuse la mise en place de dispositifs biométriques avec une base centralisée, toujours susceptible de faire l’objet d’un détournement de son utilisation, pour contrôler l’entrée des enfants dans les cantines scolaires. La Commission souligne également que le nombre de dossiers qui lui sont soumis et la variété des technologies biométriques utilisées (visage, voix, main, réseau veineux …) est en pleine explosion depuis 2004. Ainsi 40 demandes de mise en place de systèmes biométriques ont été examinées en 2005 mais 360 l’ont été en 2006. - vers le site de la CNIL :// Commission National Informatiques et Liberté Mercredi 6 Juin 2007
Les Sources de l'Info
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