Mardi 22 Mai 2012
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Bâtiment et travaux publics en Martinique
Contribuant à hauteur de 6% à la valeur ajoutée du département et regroupant 5,3% de l’emploi salarié, la construction est le cinquième secteur d’activité en terme de richesse produite. En 2004, le secteur concentrait 14% des établissements de l’île selon l’Insee. Les deux segments de l’activité, le bâtiment d’une part et les travaux publics d’autre part, demeurent tributaires à la fois des avantages fiscaux en faveur de la construction neuve privée, de l’importance de la commande publique et du développement du logement social dans l’île.
Par ailleurs, l’évolution de la branche est soumise à une contrainte foncière importante sous-tendant la problématique de l’aménagement du territoire.
Les indicateurs disponibles montrent une évolution positive du volume d’activité du secteur à la fin des années 1990, suivie d’une régression à compter de l’année 2002 puis d’un timide redressement depuis fin 2004. Du point de vue de leur structure financière, les entreprises de construction se caractérisent en 2004 par un niveau de rentabilité relativement faible, un recours accru à l’endettement par le biais des crédits bancaires courants et un allongement de la durée moyenne des crédits-clients. Au cours des prochaines années, les entreprises de construction devraient pouvoir compter sur les travaux de résorption de l’habitat insalubre entrepris dans plusieurs communes de la Martinique, une demande nouvelle liée au vieillissement démographique et à la décohabitation, une commande publique relativement soutenue et la volonté de renouvellement du parc immobilier pour mieux faire face aux risques naturels. Néanmoins, l’inéluctable raréfaction du foncier constructible constituera une contrainte de plus en plus forte du développement de l’activité. Avec une contribution à la valeur ajoutée supérieure de 0,7 point à celle prévalant dans l’hexagone, la construction est une activité essentielle dans le paysage économique martiniquais. La production de la branche, qui avoisinait les 790 millions d’euros en 2002, a progressé de 22% sur dix ans à un rythme annuel moyen cependant inférieur à celui du produit intérieur brut régional (1,1% contre 4,6%). voir la Note expresse numéro 35 de juillet 2006de l'IEDOM, Institut d'Emission des Départements d'Outre Mer Dimanche 17 Septembre 2006
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